Dans la sixième
édition (le L' Glossaire des termes de
protase (Académie
de prothèses, 1994), Ia prothèse est
définie de la
façon suivante : « Le domaine de la denlisteric
consistant cri
la restauration et en la préservation de
la fonction
orale . (lu confort, (le l'apparence et (le la
santé du
patient par la restauration des dents naturelles
et/ou le
remplacement des dents absentes, ainsi que des
tissus
périphériques et maxillo-faciaux, par des éléments
artificiels . »
La délinition
donnée par l'Académie (le prothèses,
agréée par
plusieurs sociétés américaines (le prothèse,
soulève des
questions (le fond . Par exemple, de quels
niveaux (le_fonction
orale, de con(or1, d'apparence et de
sauté
s'agit-il'? Est-ce d'une fonction orale idéale, maximale
ou acceptable
dans une situation donnée'?
I .e niveau de
la fonction orale qu'un patient
denmande, ou
qui peul être donné par un système (le
soins
dentaires, varie en fonction ale l'environnement
culturel, (lu
statut social, (lu niveau des traitements prothétiques
offerts, et
(les moyens disponibles ; ces critères
diffèrent
grandement d'un pays à l'autre et au sein
même d'un pays
. Après une période pendant laquelle la
dentisterie a
essayé d'obtenir une « fonction idéale »
(comme avec la
gnathologie), plusieurs pays tendent
très nettement
à limiter les objectifs thérapeutiques . Ce
point sera
abordé dans les chapitres suivants .
Est-ce que « la
restauration ales dents naturelles
edou le
remplacement (les dents absentas, ainsi que (les
tissus périphériques»
signifie qu'il n'y a pas d'autres
moyens de
restaurer fonction, confort, etc ., que par
exemple par la
compensation naturelle et l'adaptation Y
Dans (le
nombreux concepts thérapeutiques classiques
et dans
beaucoup de livres (le prothèse, le remplacement
des dents
absentes est une nécessité pour obtenir le succès
du traitement
d'une fonction altérée, le dé nomnné
«syndrome des
28 dents» (Levin, 1974) . La prothèse a
fait preuve
d'obsession avec cette volonté d'intégralité
(d'arcade
complète), et par certains côtés le fait encore
(1 , reytag et
coil ., 1988) .
Est-ce que « la
restauration . . . et/ou le remplacement
», conduit avec
certitude à une meilleure fonction,
un meilleur
confort . etc ., puisque plus il y a de reslaurations,
plus il y a
d'échecs biologiques et techniques . I .e
surtrailement
existe dans plusieurs domaines, conduisant
au cycle bien
connu de restauration réparatrice . Ian
ce qui concerne
les questions précédentes, le véritable
problème est
l'évaluation de la nécessité chi traitement.
Le fait que,
chez les professionnels, le besoin d'établir
un traitement
est plus iniportant que la demande (lu
patient,
sous-entend que le praticien surévalue les
conséquences
fonctionnelles (le la perte d'une dent
(Vigild, 1993)
.
La déficience
dentaire et la dysfonction sont sujettes
à discussion,
et (le la même façon, les soins dentaires
nécessitent
également des règles (Sheiham, 1994) .
'l'otite
argumentation sur la nécessité d'un traitement
doit tenir
compte de la perception et du comportement
(les patients,
et il faut considérer le degré (le déficience
et (le
dysfonction occasionnée . Par exemple :
Est-ce que des
dents abrasées occlusalement
être
restaurées'?
Est-ce que des
molaires absentes devraient être remplacées?
• Est-ce que
(les prothèses amovibles complètes, .jugées
imparfaites par
(les praticiens, doivent être changées,
même si le
patient en est satisfait'?
Le besoin (le
soins dentaires est fonction (le l'importance
de la santé
dentaire . Cela devrait être précisé .
Dans les
chapitres suivants, les auteurs insisteront sur
ces problèmes .
D'autres
définitions (le prothèse peuvent diverger
légèrement de
celle donnée par Le Glossaire des termes
a le prothèse.
Le clnmuiue ale
lu dentisterie qui concerne la ré/urbilitationfonctionnelle
et esthétique
du s.vstèm rrrasticaleur
par le rengrlacement
artificiel des dents absentes
et des tissus
associés. » (11)1/ISO, 1983)
« Lcr prothèse dentaire
est le domaine de lu denti .sterie
qui consiste à
réaliser des dispositifs artificiels rerrrplcr(•
crnt les tissus
durs et mous de la cavité buccale ou
ales tissus pcriphériques.
» ( Société scandinave de prothèse
dentaire, 1988)