La plupart des résines
utilisées sont des polyméthacrylates de méthyle autopolymérisables
(chémopolymérisables) (Texton® de SS White, Tab 2000® de Kerr, Pratic Résine®
de PR). Elles peuvent être aussi photopolymérisables (Unifast LC® de GC) ou
thermopolymérisables pour le laboratoire.
Ces résines sont présentées
généralement sous forme de liquide ou monomère (méthacrylate de méthyle), et de
poudre ou polymère (polyméthacrylate de méthyle).
Depuis quelques années sont
apparues des résines chargées, qui sont en fait des composites ayant un taux de
charges plus faible que les composites de reconstitution. Elles ont pour
principaux avantages une réaction de prise moins exothermique, un retrait de
polymérisation moindre et une meilleure résistance à l’usure. En revanche, leur
rebasage est plus délicat. Elles sont présentées sous forme de pâte pâte en
seringue ou pistolet (Protemp® de Espe, Structure 2® de Yoco) pour les
chémopolymérisables, pâtes prêtes à l’emploi, en pot ou seringue, pour les
photopolymérisables (Dentacolor® de Heraus) et les thermopolymérisables pour le
laboratoire.
Tous ces matériaux possèdent
de très bonnes propriétés optiques (indice de réfraction = 1,49 et excellente
transparence) et sont chimiquement très stables.
La réaction de polymérisation
est inhibée par la présence de certains corps gras, comme la vaseline, et par
les phénols. Toute trace de pâte d’obturation ou fond de cavité à base
d’eugénol devra donc être retirée ; il faudra ensuite effectuer un dégraissage
à l’akool, à l’éther ou à l’acétone dans les logements carnaires.
L’état de surface devra être
lisse afin d’éviter autant que possible les colorations et la rétention
bactérienne incompatibles avec les impératifs parodontaux.
Leur faible résistance à
l’usure et parfois leurs propriétés mécaniques ne permet toutefois pas
d’envisager ces matériaux pour des restaurations définitives.