jeudi 5 septembre 2013

Prothèse provisoire : Propriétés physico-chimiques


La plupart des résines utilisées sont des polyméthacrylates de méthyle autopolymérisables (chémopolymérisables) (Texton® de SS White, Tab 2000® de Kerr, Pratic Résine® de PR). Elles peuvent être aussi photopolymérisables (Unifast LC® de GC) ou thermopolymérisables pour le laboratoire.
Ces résines sont présentées généralement sous forme de liquide ou monomère (méthacrylate de méthyle), et de poudre ou polymère (polyméthacrylate de méthyle).
Depuis quelques années sont apparues des résines chargées, qui sont en fait des composites ayant un taux de charges plus faible que les composites de reconstitution. Elles ont pour principaux avantages une réaction de prise moins exothermique, un retrait de polymérisation moindre et une meilleure résistance à l’usure. En revanche, leur rebasage est plus délicat. Elles sont présentées sous forme de pâte pâte en seringue ou pistolet (Protemp® de Espe, Structure 2® de Yoco) pour les chémopolymérisables, pâtes prêtes à l’emploi, en pot ou seringue, pour les photopolymérisables (Dentacolor® de Heraus) et les thermopolymérisables pour le laboratoire.
Tous ces matériaux possèdent de très bonnes propriétés optiques (indice de réfraction = 1,49 et excellente transparence) et sont chimiquement très stables.
La réaction de polymérisation est inhibée par la présence de certains corps gras, comme la vaseline, et par les phénols. Toute trace de pâte d’obturation ou fond de cavité à base d’eugénol devra donc être retirée ; il faudra ensuite effectuer un dégraissage à l’akool, à l’éther ou à l’acétone dans les logements carnaires.
L’état de surface devra être lisse afin d’éviter autant que possible les colorations et la rétention bactérienne incompatibles avec les impératifs parodontaux.

Leur faible résistance à l’usure et parfois leurs propriétés mécaniques ne permet toutefois pas d’envisager ces matériaux pour des restaurations définitives.