mardi 11 février 2014

Prothèses provisoires

Prothèses provisoires
Prothèses provisoires
séchage de l’empreinte permettent d’éliminer toute impureté qui gênerait alors le repositionnement.
La zone cervicale peut être éventuellement dégagée pour augmenter l’épaisseur de la résine, notamment si la reconstitution est un peu sous dimensionnée à ce niveau.
Matériel
— 3 godets (2 Dappen et I en caoutchouc) 1 pour le liquide, 1 pour la poudre, 1 pour le mélange;
— 1 spatule à ciment;
— 1 spatule à bouche très fine;
— 1 pinceau jetable monté;
— 1 petit plateau inox (support des godets)
— 1 pince de Furrer;
— résine poly méthacrylate de méthyle (liquide + poudre), auto polymérisable (ou chémopolymérisable) dans la teinte la plus proche des dents voisines (Tab 2000® de Kerr, Unifast® de GC...)
— disque à séparer diamanté fin ou papier fin (Moore) sur pièce à main;
— disques Pop on® (3 M) rigides sur CA;
— fraises tungstène pour pièce à main ou CA.
Manipulation de la résine
La dent est isolée avec un rouleau de coton. La préparation est parfaitement séchée. L’accès aux limites est contrôlé. S’il est insuffisant, il est possible de réaliser l’éviction gingivale.
 Si l’hémostase est insuffisamment contrôlée, l’application de sulfate ferrique pendant quelques secondes résout le problème. La préparation est rincée à nouveau pour éliminer le coagulum, puis elle est séchée.
La poudre de résine est versée, à la limite de l’absorption, dans un godet contenant le liquide. L’ensemble, mélangé avec une spatule à ciment, devient crémeux  et est versé dans l’empreinte au niveau de la dent correspondant à la préparation, en évitant l’incorporation de bulles d’air.

L’assèchement du champ opératoire est contrôlé. Les limites de la préparation sont enduites au pinceau pour obtenir une précision d’adaptation maximale à ce niveau. Une couche très fine de résine liquide est ensuite déposée à la surface de celle précédemment versée dans l’empreinte afin d’assurer une parfaite liaison chimique. L’empreinte est repositionnée immédiatement à l’aide des repères. Le porte-empreinte est maintenu fermement pendant le temps de la polymérisation. Si un rouleau de coton a été utilisé lors de l’empreinte, on demande au patient de remordre sur un rouleau identique avec la même pression que précédemment. Un témoin du mélange à saturation est conservé entre les doigts pour contrôler la polymérisation de la résine. Dès que la résine commence à chauffer, l’empreinte est désinsérée. La masse principale de la provisoire est à ce stade rigide, mais les fins excès dus à la fusée de résine plus fluide apportée au pinceau restent malléables. Ils sont immédiatement découpés à l’aide d’une spatule à bouche très fine préalablement humidifiée dans le liquide, ou rabattus en direction des limites de la provisoire pour dégager les embrasures.
La désinsertion s’effectue après polymérisation complète avec la pince de Furrer.
Si la préparation est réalisée sur dent vivante, une couche de vernis (Copalite®) permet son isolation chi mique. Une fine couche de résine photopolymérisable (Unifast LC® de GC), déposée au pinceau et polymérisée, permet de parfaire cette isolation chimique, tout en créant un écran thermique. La réaction exothermique contrôlée permet d’irriguer abondamment dès la désinsertion de l’empreinte avant de replier les excès.
Remarque
Lorsque la préparation ou les dents voisines sont reconstituées avec un composite ou un verre ionomère, leur isolation par enduction avec un gel siliconé (Stopoxy® de Spad, ou Dentacolor_gel® de Heraus) s’impose. Cette précaution leur évite toute adhésion physico-chimique de la résine.
Les excès sont dégagés à la fraise tungstène et au disque diamanté fin montés sur pièce à main. La limite cervicale doit être parfaitement lisible à ce stade; sinon, le rebasage s’impose. La finition des limites se fait en lame de couteau. Le point de contact est éventuellement rectifié. L’occlusion est corrigée à la fraise tungstène, en statique et en dynamique.
Les petits manques cervicaux, petites bulles, traces de pince, seront comblés par apports successifs de liquide et de poudre de résine, ou en appliquant une couche de bonding soufflée et polymérisée qui assurera la liaison avec un apport précis de composite de dentisterie.