jeudi 25 août 2011

Quels risques pour l’environnement les amalgames et les matériaux alternatifs entraînent-t-ils?

Le mercure est présent naturellement dans l'environnement
sous différentes formes chimiques. Le mercure élémentaire est la
forme sous laquelle il est utilisé dans les amalgames dentaires. Dans
la nature, le mercure se présente plus communément sous forme
de mercure inorganique et de mercure organique. Certains
phénomènes naturels (par exemple l'érosion des roches) et diverses
activités humaines (par exemple la combustion de carburant et de
déchets et, dans une moindre mesure, l'utilisation et l'élimination
des amalgames dentaires) peuvent provoquer des rejets de ces différentes formes de
mercure dans l'environnement.
Les eaux usées rejetées par les cliniques dentaires pourraient provoquer une augmentation
de la teneur en mercure inorganique des eaux de surfaces. On considère que le risque
additionnel induit par cette source de mercure inorganique pour les organismes aquatiques
est faible. Les boues provenant de stations d’épuration des eaux usées comportent un faible
risque pour les organismes vivant dans le sol. En outre, la crémation de personnes portant
des amalgames dentaires entraîne également des rejets dans l'atmosphère ainsi que des
dépôts sur le sol.

La principale préoccupation environnementale a trait au méthylmercure, une forme organique
du mercure qui peut s'accumuler dans l’organisme. Les concentrations de méthylmercure
augmentent le long de la chaîne alimentaire et avec l'âge. Une partie du mercure libéré
suite à l'utilisation d’amalgames dentaires se transforme par la suite en méthylmercure.
Même si l’on dispose d'estimations des quantités de mercure libérées suite à l'utilisation et
l'élimination d’amalgames dentaires dans l'Union européenne, il est impossible de dire quelle
part du risque induit par le mercure organique présent dans l'environnement est due aux
rejets provenant d’amalgames.

En ce qui concerne les matériaux d’obturation dentaire alternatifs, on connaît les effets
potentiels sur les animaux de certaines de leurs composantes. Toutefois, les informations
disponibles sont trop limitées pour permettre d’évaluer le risque pour l'environnement et
pour le comparer à celui des amalgames dentaires.